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— HISTORIQUE DU COMITE — 

 

 

 

LES PRESIDENTS

 

1939-1946 : André BOUVIER

1946-1957 : Lucien RIOU

1957-1958 : Jean MEVEL

1958-1960 : Charles PERROT

1960-1964 : Jean MEVEL

1964-1968 : Pierre GROHAN

1968-1972 : Michel GLOAGUEN

1972-1976 : Michel GLOAGUEN

1976-1980 : Charles PERROT

1980-1986 : André RAGUENNES

1986-1995 : Jean SILVESTRE

1996-1996 : Daniel CANEVET

1996-2000 : Jean COSQUER

2000-2004 : Jean COSQUER

2004-2008 : Narcisse FERRINI

2008-2012 : Narcisse FERRINI

2012-2016 : Narcisse FERRINI

2016- //// : Narcisse FERRINI

 

 

 

SOIXANTE-DIX ANS DE BASKET-BALL

 

 

Retracer soixante-dix années d'histoire est particulièrement difficile. Par écrits, récits oraux, nous avons essayé de refléter au plus juste ces décennies de Basket-Ball Finistérien, même si nous sommes persuadés que l'imagination ne peut replacer exactement dans son contexte les faits, l'ambiance, et les tendances des époques. Mais avant de parler du Basket Finistérien, un peu d'histoire.

La création du Basket ball : c'est un sport jeune, surtout par esprit.

En effet, il n'est pas le produit de l'évolution d'un jeu, mais a été conçu, à sa table de travail, par un spécialiste des questions d'éducation physique et de sports. Il n'a jamais été joué sans règles fixes, mais a toujours obéi à un règlement qui, à peu de choses près, est resté le même jusqu'à nos jours.

Le Docteur NAISMITH conçut le Basket-Ball au collège de Sringfield un soir d'hiver de 1891. Il lui avait été demandé de concevoir un jeu sportif susceptible d'être joué aussi bien en plein air qu'en salle, avec un minimum de matériel et d'espace, mais exige du courage, de l'adresse ainsi qu'un réel effort physique.

 

 

NAISSANCE DU BASKET FRANÇAIS

 

Robert BUSNEL raconte ainsi les débuts :

"Nous voilà donc à Paris, rue Trévise, en 1893. La caractéristique de ce premier terrain était que, au plein centre, il y avait un poteau destiné à accrocher les agrès de gymnastique, ce qui ne manquait pas d'occasionner des accidents pénibles mais disons le, fort amusant pour le spectateur.

les arbitres portaient le frac et le chapeau haut de forme sur un visage orné d'énorme favoris, et chaque fois  qu'un panier était réussi, ils devaient saluer en levant cet engin qui était l'apanage des gens de bien ! Heureusement les scores ne dépassaient jamais les 5 ou 6 points par équipe.

Les athlètes pratiquaient ce sport en hiver pour entretenir leur forme. Les règles étaient telles que NAISMITH les avaient établies, c'est-à-dire très vagues et très adaptées à la fougue des participants.

Images saisissantes des joueurs qui sortaient du terrain, ensanglantés par les ongles des concurrents ou couverts de bleus par le travail des coudes de certains spécialistes, ce qui nécessita un règle supplémentaire : les arbitres eurent le droit de contrôler les ongles des joueurs et de les couper s'ils étaient dangereux. Pour les femmes, ce fut une autre affaire, et elles obtinrent le droit de joueur avec des gants ! Mais les hommes eurent leur revanche. La femme de l'époque étant plantureuse du côté de la poitrine et du reste, on exigea d'elles des soutiens-gorges résistants pour éviter les balancements suggestifs ou des contacts violents à ces niveaux. Et pendant très longtemps, l'arbitre eut le droit d'aller les vestiaires pour se rendre compte de visu, que les appâts de ces dames étaient suffisamment contenus. Toutefois, en cas de doute, et avec la permission de la dame (honni soit qui mal y pense) il pouvait tâter l'armature en question. Pardonnez ces détails, l'histoire ne doit pas garder les faits, aussi scabreux soient-ils".

 

Le premier match de Basket eut lieu le 27 décembre 1893. Mais pas question de fédération ni de championnats. C'est en 1920 que la Fédération d'Athlétisme créa une Commission Basket chargée de maintenir ses athlètes en forme pendant l'hiver. Le premier champion de France, Evreux Athlétique Club, fut sacré en 1922.

En 1929, la Fédération d'Athlétisme ajoutera à son nom celui du Basket-Ball.

 

Le 25 juin 1932, le Basket Français prend son indépendance et démarre avec 1 085 sociétés et 18 990 licenciés.

 

 

 

LE BASKET FINISTERIEN

 

 

Aux environs de 1920, salle de l'Union, cinéma de la rue de la Porte à Brest, les soldats américains cantonnés à Brest après "la Grande Guerre" jouaient à mettre une balle dans un panier. Les gymnastes furent conquis par ce jeu de "pasquette" et persuadés qu'ils en tireraient profit en le pratiquant.

C'est Jean L'HENAFF, gymnaste de la Brestoise, qui doit être considéré comme notre pionnier. Il entreprit de monter un jeu de paniers dans la salle de la Brestoise où s'entrainent boxeurs, haltérophiles, gymnastes, tireurs, ect...

On s'amusa d'abord. On s'y intéressa ensuite. Les athlètes trouvèrent là un moyen de s'entretenir l'hiver, et des marins basés à Brest, originaires de régions où ce sport avait déjà pris, apportèrent leur concours.

Des matchs furent organisés. Aux côtés de L'HENAFF, on trouvait des passionnés comme ROUSSEAU et les frères Jo et Louis LE GOFF.

La marine, avec l'Ecole Navale et l'Ecole des Mousses, formèrent des équipes, suivit par le patro de l'ES Kerbonnaise, le Stade Relecquois et la Milice Saint Michel. La Quimpéroise plantait à son tour ses premiers poteaux.

En 1926, la Brestoise se désolidarise et devient le Cercle Athlétique Brestois. Cette société fut la première à faire mordre la poussière aux Cheminots Rennais en rencontre régionales. Avec HAINGUERLOT, LEOST, CUNNY, MERLING, COADER, TANGUY, PHILIPPE, venus rejoindre les anciens.

Ce club ne dure que trois saisons, et doit fusionner avec l'ASB ayant pour principaux dirigeants LE BRIS, GUIAHERRY, KEROUREDAN, CHUITON.

Dans l'intervalle, en d'autres points du département, les Gâs de Morlaix, US Douarnenez, pointent le bout de leur nez. L'Espérance et le PL Recouvrance viennent inquiéter l'ASB.

 

Et c'est l'arrivé à Brest d'André BOUVIER, le "Parigot", "BOUBOU" pour les intimes. Douze ans après Jean L'HENNAF, il marque de son sceau le basket Finistérien.

Maudit et admiré à la fois, il apporte de la capitale, le savoir les méthodes et lestechniques d'entrainement.

Les résultats sont presque immédiats. Le retard avec les clubs bretons est grignoté. Apparaissent les KERDRAON, QUEVAREC, LE MEUR, PICHARD, DOUBLECOURT, BORGNIS-DESBORDES, COLIN, LE GUELLEC, CUEFF, et d'autres. Championnats, coupes et tournois s'organisent en 1939.

Ce ne sont pas les structures actuelles, mais une organisation sportive et administrative avait pris corps, bases du COMITE DU FINISTERE DE BASKET BALL.

 

Le premier COMITE DIRECTEUR se compose ainsi :

 

 

PRESIDENT

A. BOUVIER

VICE-PRESIDENTS

Y. MEROUR  /  E. TRANVOEZ

SECRETAIRE

P. KERDRAON

SECRETAIRE ADJOINT

P. LE COAT

MEMBRES

PICHON / GALLOU / ROLLAND / GUIHERY / GERMAIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réunit au siège, Bar du Théâtre à Brest, ce Comité gère les challenges JOURDAN, ABGRALL, et MAUVIEL.

Les clubs représentés dans ces challenges : le CA  Brestois, l'ES Kerbonne, L'Entente PLR-USOLQ, la Milice Saint-Michel, L'Etoile Rouge, L'Espérance, L'AS Brestoise et les Gars d'Arvor.

 

L'élan est donné. Le Basket fleurit dans le Finistère où les clubs se multiplient. Le contact entre les diverses associations  de l'Ouest permettent à nos joueurs de recevoir de profitables enseignements, et ce qui ne gâche rien, les spectateurs commencent à se faire nombreux.

Les saisons 38/39 et 39/40 concrétisent notre épanouissement. La guerre vint. La progression fut un moment stoppée, mais partout le blé lève.

 

La poussée des jeunes, à qui incombent de prendre le flambeau, KERAMPRAN, LESCOP, POULIQUEN, TRELU, SAILLOUR, LE FLANCHEC, LE ROUX, WOLKOFF, PLOTTIN, KERJEAN, GUIVARCH, TROEL, PICHON, BARRIOU, LE GRAND, FILLAUT, CARNOT, KERDRAON, et dans le sud, GICCONDI, LE LOUP, et BOUVIER devenu douarneniste.

Puis ce fut le heures sombres de l'occupation et les "matchs de ravitaillement"Le spectacle est de choix. Les recettes sont "fabuleuses", et nos hôtes repartent avec des valises de... beurre, cochon, conserves. Chacun y trouve son compte.

Nos grandes villes ont  souffert et sont mutilées quand sonne le "cessez le feu".

Le siège et la destruction de Brest montrent combien le désastre est grand. Après la joie de la Libération, le chaos de tant de destruction se dévoile. Le temps de la reconstruction démarre et chacun remonte tant bien que mal ses pierres et bouts de bois.

 

RIOU, BOUVIER, LE FLOCH, CARNOT, LE BRAS, ROLLAND, CARO, MAYIS, KERVARREC, JACQ, MEVEL, COAT, MEROUR, KERAMPAN, CHARLES, LE LOUP, VIGOUROUX et GUEGUEN forment le COMITE DEPARTEMENTAL DE BASKET BALL DU FINISTERE dans la structure que nous trouvons aujourd'hui.

Après l'ère BOUVIER, c'est le temps RIOU.

C'est la période faste du basket Finistérien. Les progrès sont incontestable. Notre sport, tout jeune, possède déjà des cadres éprouvés. Ces dirigeants apportent avec la même réflexion, apanage des chevronnés, l'enthousiasme des néophytes. Aucune considération matérielle n'a encore brisé l'élan de leur début.

En 1948, Lucien RIOU déclare : "Jouissons de l'heure présente et félicitons-nous que, dans le temps où nous vivons, notre sport représente encore un état petit mais solide de propreté morale et du désintéressement absolu".

1949. L'effort des FILLOT, LE FLOCH, CARNOT, KERVAREC, commence à payer dans la capitale cornouaillaise. De nouvelles sociétés se créent.

L'effectif du Comité en son 10ème anniversaire est de 1443 licenciés dans 44 sociétés.

Le 16 novembre 1950, plusieurs candidats arbitres planchent leur examen. Monsieur TAXI, Président de la CFAMC, Président de la session proclame : "Je n'ai pas la quantité, mais j'ai qualité".

Messieurs MEVEL et PERROT sont nommés arbitres fédéraux. Ce sont les premiers finistériens à accéder à ce grade.

 

1957. Après avoir accompli un tâche considérable, Lucien RIOU décide de se retirer de la Présidence.

L'amertume se lit dans ses propos : "L'administration du CD constitue une lourde tâche, et il est grand temps que les dirigeants de clubs viennent apporter leur concours effectif à la gestion des affaires sans cesse croissantes. Organisme indispensable au bien de tous, seule une poignée de "mordus" bénévoles ne peuvent plus abattre cette besogne, sinon l'organisation continuera à péricliter".

Deux assemblés générales sont nécessaires pour trouver son successeur.

 

Jean MEVEL accepte de diriger les "affaires". Mais peu de temps après sa nomination il est appelé par ses occupations professionnelle à l'étranger. Charles PERROT assure l'intérim.

L'équipe dirigeante se structure et lorsque Jean MEVEL revient, en décembre 1960, le Président PERROT présent sa démission au Comité Directeur. Aucun malentendu à l'origine de ce retrait, bien au contraire, cat il respecte l'engagement qu'il a pris au moment de son investiture, à savoir qu'il se retirerait dès le retour de son ami Jean MEVEL.

 

Ce n'est plus l'époque de gloire ni de l'euphorie du début. Les spectateurs désertent les stades. La progression des licenciés qui fut toujours constante pour atteindre 2000 basketteurs lors du 20ème anniversaire fut arrêtée. La régression est nette.

Les effets des années 39/40/41 s'ajoutent à ceux provoqués par la guerre d'Algérie. Pourtant, si tout n'est pas parfait, l'équipement sportif se développe. les salles commencent à se construire. Brest en compte 6, Douarnenez possède sont hall, et la salle Omnisport remplace les Nouvelles Halles de Quimper.

Et bien que l'époque ne soit pas favorable, il y a des cours qui font encore recette. Douarnenez, Landerneau et Morlaix sont de ceux là. Mais à Brest, il faut vraiment un plateau de choix pour faire bouger les foules.

L'absence d'équipe au niveau fédéral y est certainement pour quelque chose. Les avis sont unanimes en 1960.

André BOUVIER déclarait : "J'arrive maintenant à regretter cette extension trop rapide du basket. Il eût mieux valu n'avoir que 2 ou 3 équipes bien classées sur le plan national plutôt que cette kyrielle de petits clubs dont les progrès sont bien minimes".

Michel GLOAGUEN confirmait : "Pourquoi les sections des clubs omnisports quimpérois n'acquiéreraient-elles pas leur indépendance pour se regrouper et constituer un club genre ABC Nantes ? Enoncer une telle idée peut paraître utopique tant le quimpérois est jaloux de son petit chez-soi, tant il est prisonnier de son esprit de clocher. A voir, de l'autre soir en tournoi sous le même maillot : LE BERRE, LE BOEDEC, GOARIN, LARZUL, LE COMTE, LE FLOCH, LE BRAS. Quimper possède un bien belle équipe. mais argueront les esprits chagrins, le Stade ne fusionnera jamais avec la JA ou l'ASEA... Répétons qu'il ne s'agit pas d'une fusion de clubs, mais uniquement d'un regroupement. Et qui dit que les clubs intéressés ne seraient pas séduits par une telle initiative ?"

 

Pendant toute cette époque Jean MEVEL travaille avec ardeur. Sa formule : "Ensemble, bâtissons du solide, c'est le meilleurs moyen de prouver que notre rôle est correctement rempli".

Et il le fit. Ses objectifs : diminuer le volume des épreuves sportives, ouvrir des stages d'éducateurs, revenir à des rencontres amicales qui servent à la propagande de notre sport.

En 1961 une opération "BASKET-POUSSINS" est menée sous l'impulsion d'André BARAIS. Son but, fournir aux "petits", un jeu éducatif à leur mesure, et, pour ceux qui désireraient, pratiquer ensuite le Basket en compétition en les préparant moralement et physiquement. Mais la condition sine qua non est de former des "MENEURS DE JEU".

Le mini-basket naissait.

 

En 1963, Les dispositions des décrets HERZOG modifient le mode du scrutin des élections au Comité Directeur. Chaque année l'assemblée générale doit désigner son président.

 

En 1964, Jean MEVEL décide de passer le relais. Sa compétence, son enthousiasme et sa connaissance de Basket avaient fait de lui un maître en la matière. L’Assemblée Générale extraordinaire réunit au PL Recouvrance a un problème difficile à résoudre : constituer un nouveau comité de direction. La première tentative échoue. L’inquiétude grandit dans notre milieu. Aucun candidat aux postes de Président, ni de Secrétaire.

Monsieur l’abbé GEHL, président de la RF de Bretagne, se déplacera spécialement à Brest afin d’aider à dénouer la crise. Sa présence et sa forte personnalité contribuent au succès de l’entreprise.

Monsieur GROHAN fut le cinquième Président du Comité.

Lucien RAPHALEN acceptera le poste de secrétaire général, Jacques BOUTIER celui d’adjoint. Le comité, ayant retrouvé sa tête et ses jambes, s’installe à Quimper.

Nos clubs ont retrouvé le chemin de la fédérale : les Gars de l’Arvor et le PL Sanquer en garçons, les Gars de Morlaix en filles.

L’action envers les tous jeunes se poursuit. Un challenge de l’Avenir est créé. Difficile entreprise, car si le perfectionnement de joueurs fonctionne bien, la continuité, n’est pas assurée. Un appel sérieux est lancé aux clubs pour qu’ils s’occupent des poussins.

En 1967, le mini-basket est officiellement créé sous la direction de Monsieur PICHERAL, Inspecteur de la DDJS, du personnel de son service, dont Jacques BOUTIER, et de quelques normaliens.

 

L’engouement est grand. De jeunes intéressés augmentent sans cesse et saturent le peu d’installations disponibles.

 

En 1968, Jean MEVEL, décide quitter le Comité Directeur. Il restera dans notre mémoire comme le créateur des stages de Camaret qu’il mit en place dès 1964 et que les dirigeants de la France entière citaient en exemple. Michel GLOAGUEN prend la succession. Réunie pour la première fois un samedi après-midi, au lieu du « sacrosaint » dimanche matin, l’Assemblée du trentième anniversaire montre une légère évolution dans nos licenciés. 2298 et 39 sociétés.

 

L’innovation fédérale de l’époque : changement dans les catégories d’âge – rajeunissement d’un an et passage à trois années de Junior.

Nous n’avons plus qu’un club fédéral : le PL Sanquer

 

En 1970, Michel GLOAGUEN dresse un bilan pessimiste de la situation, les clubs se désintéressent de la marche du C.D. Les démissions au Comité Directeur se succèdent. Pierre COAT, le dernier des Membres Créateur, demande lui aussi à être remplacé.

Les paroles du Président sont directes : « Que faut-il donc pour remuer une telle inertie, un troupeau si amorphe ? » Peu de réaction, et l’Assemblée Générale reconduit Michel. 

 

1971. Pour la première fois une équipe finistérienne atteint la Nationale 2. Echelon qui n’a jamais été dépassé aujourd’hui. Mais le PL Sanquer n’évoluera qu’une seule saison à ce niveau n’ayant pu soutenir le rythme de ce Championnat.

 

1973. La litanie des griefs est longue. Les secrétaires de clubs ne sont souvent pas à la hauteur des nombreuses responsabilités demandées.

Le secrétaire général Louis LE COZ ronchonne et semble prêcher dans le désert tant les mêmes rengaines sont répétées d’année en année sans effet.

En 1975, la « loi MAZEAU » pointe, et notre président renforce sont attachement au bénévolat :

«  Quelque soit l’attachement, même excessif, à nos couleurs quelles que soient nos imperfections techniques, aimons notre beau métier de dirigeant, et aimons surtout ceux qui se confient à nous. Aimons-les fort, pour qu’eux aussi, à leur tour, forts de l’exemple reçu, s’attachent aux jeunes qui continueront à rechercher leur concours bénévoles dans nos associations qui doivent continuer à vivre librement, sans contrainte, hors de tout système. »

 

Le 15 Septembre 1976, après des années passées au C.D., dans son administration, puis à la Commission Technique, Jacques BOUTIER est nommé Conseiller Technique Départemental.

 

Les réunions au siège du C.D., 9 rue du Frout à Quimper sont terminées quand Michel GLOAGUEN décide de quitter les rênes.

Après un séjour dans le Sud-Finistère, le comité revient à son port d’attache, Brest, au 15 rue du Docteur GESTIN.

 

1976, Charles PERROT réapparaît à la tête du Comité. L'année suivante, l’ES Kerbonne accède à la Nationale 2 masculine. Pour le patro brestois se sera une courte expérience car il rétrograde la saison suivante.

 

1979, le Comité du Finistère fête ses 40 ans. 4407 basketteurs représentent nos couleurs dans 46 associations. Le nombre de nos licenciés a fait un bond formidable pendant cette dernière décennie (+90%)Notre regret, que les spectateurs ne suivent pas l’évolution enregistrée par nos adhérents.

 

1980, année difficile. Le Comité tourne sur « trois pattes ». Des critiques fusent de toutes parts. Certains membres du Comité Directeur décident d’abandonner. Après 42 ans passés dans les rouages administratifs du C.D., Charles PERROT arrête ses fonctions. C’est avec un pincement au cœur qu’il raccroche. Un Comité « tout neuf » gèrera la bonne marche finistérienne.

 

André RAGUENES reprend le relais. Le Comité repart, et si tout « ne marche pas sur des roulettes », le nouveau Bureau prend maturité. Des difficultés financières apparaissent avec le « saupoudrage » des fonds délivrés au titre du « loto ». L’aide de l’Etat s’amoindrit d’année en année.

Les « Stages de Camaret » sont remis en question, puis suspendus.

 

En 1981, le Comité est en deuil. André BOUVIER, Président Fondateur, meurt dans des conditions tragiques.

Son ami Jean MEVEL s’éteint en 1982. Tous deux auront marqués le Basket de notre département de leur empreinte et resteront à tout jamais dans notre histoire.

 

1982. De grands tournois Mini-Basket apparaissent et font parler d’eux. Robert FOUNS, Président de la Fédération, nous rend visite à Kerhuon, et nous incite à former les jeunes pour qu’à moyen terme la main d’œuvre étrangère une nécessité.  L’outil indispensable aux secrétaires de clubs : le mémento départemental est mis au point.

 

1983. FRANCE / TCHECOSLOVAQUIE, seniors masculins à Brest. Bon souvenir pour les spectateurs venus nombreux, mais certainement pas pour les organisateurs tant l’attitude des entraîneurs et des joueurs de l’équipe de France fut détestable. Nous pensions qu’un tel match pouvait permettre la promotion du basket. Pas avec de tels exemples !

 

1984. Les Assemblées Générales prennent une autre forme. Les longues lectures de rapports sont supprimées. L’activité et les textes sont soumis aux suffrages des délégués sont publiés. La barre des 5000 licenciés est passée. 5289 exactement. L’optimisme revient, mais nous manquons toujours de cette locomotive attractive qui drainera les spectateurs dans nos salles.

 

Les cadres techniques n’ont pas la valeur susceptible de parvenir à ce « Haut Niveau ». Une action cohérente doit être menée par le C.D. Pour atteindre quantité et qualité, ce qui n’est pas chose facile. Une grande satisfaction en 1985 quand notre équipe minimes filles atteint la finale nationale Espoirs jouée à Cognac. Nos filles ne remportent pas la coupe, mais le basket féminin progresse sensiblement et ce résultat porte haut nos espérances.

 

1986. Après une suspension de trois années, les stages d’été reprennent. La forme n’est plus la même. Le centre d’été à dominante Basket accueille pendant trois semaines au mois de juillet tous les jeunes basketteurs qui le désirent. Le Comité en fait un de ses thèmes forts. Le succès rencontré auprès des jeunes est immédiat. Lannilis, cet été 1986, accueillera 80 gamins.

 

1985 est une grande année pour tous les gens du Basket Finistérien. Une certaine autosatisfaction d’avoir pu acquérir les locaux situés au 7 rue Louis Pasteur à Brest ; devenant le premier siège social appartenant aux basketteurs du Comité. C’est un outil de travail fantastique, mais déjà nous y sommes trop à l’étroit… et je sais qu’un jour il faudra penser à nous déplacer. 

J’ai l’honneur de conduire le Comité depuis 1986. Aujourd’hui après cinquante années d’existence, notre Comité est le quinzième département français avec 5881 basketteurs, répartis en 56 associations. Cinquante années de basket résumées en quelques pages, c’est court, très court, tant de nombreux sujets auraient dû être abordés.

 

Je vous demande de m’en excuser pour tous mes oublis.

 

L’héritage reçu des anciens, j’espère que nous saurons le préserver et surtout l’enrichir, en privilégiant l’esprit d’amitié et de solidarité qui a toujours régné dans les différentes équipes bénévoles qui ont géré, ou gèreront le :

 

COMITE DU FINISTERE DE BASKETBALL